5 choses à savoir sur le comportement des enfants !

Aujourd’hui, on se retrouve pour un article sur le comportement des enfants. Comme tu le sais, j’ai décidé d’ouvrir une catégorie « Mom & Me » il y a quelque temps car ce sont des situations qui me touchent directement depuis 4 ans.

A savoir sur moi : 

Je suis l’heureuse maman d’un petit garçon né grand prématuré, en juillet 2014. C’est un petit garçon adorable et affectueux mais également très nerveux et qui ne cesse de poser des questions sur toutes les choses qui l’entourent. A vrai dire, il faut sans cesse que nous lui apprenions des nouveautés. Actuellement, il est fan des dinosaures et nous en sommes à feuilleter les encyclopédies à ce sujet. Il a déjà parfaitement retenu le nom et le profil de 10 d’entre eux… Il m’épate tous les jours même si c’est épuisant et que lorsqu’on a pas le temps de faire une activité, c’est là que commence les difficultés et sa mauvaise humeur, surtout avec son papa… Oedipe très développé !

Je suis également diplômée de la section psychopédagogique d’une Haute Ecole. Je suis enseignante depuis l’année 2009. Après cela, j’ai entrepris une formation de niveau master en psychologie, après une année de passerelle, où j’ai appris à observer les comportements des enfants pour les décoder. J’ai surtout lu beaucoup de livres et de documents sur la psychologie du développement et comportementale des enfants aux troubles de l’apprentissage comme les dyslexie, dyspraxie ou dysorthographie … Entre autres. Ce sont des sujets qui me passionnent ! Toutefois, on dit toujours que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés puisqu’analyser une situation extérieure à sa propre vie est toujours beaucoup plus simple que gérer une situation conflictuelle dans sa propre vie. On connait « le système » mais bon parfois … On reste humain!

Pourquoi te parler du comportement des enfants ? Simplement car il existe une multitude de « solutions » pour décoder celui-ci. Il faut se dire que le comportement d’un enfant est, d’abord, décoder de différentes façons en fonction de notre éducation et, ensuite, en fonction de notre état. Enfin, il y a le décodage des comportements d’après la psychologie elle-même, même si les spécialistes ne sont pas toujours d’accord sur cela non plus.

La parentalité positive

Il y a quelque temps, j’ai parlé avec Léa qui est la voix de la chaine Youtube « Je ne suis pas jolie ». Je regarde ses vidéos depuis quelque temps et, en tant que maman, je trouve vraiment qu’elle a une façon calme et posée d’expliquer les choses mais aussi, une façon très positive de voir l’éducation. A ce sujet, c’est elle-même, après une discussion, qui m’a conseillé les 3 livres que j’ai acquis sur le comportement des enfants en terme de parentalité positive… C’est avec plaisir que je l’écoute en parler et donc, je me suis dit que ces livres me plairait également.

IMG_2473

J’ai débuté ma lecture par le livre d’Isabelle Filiozat intitulé « J’ai tout essayé ». Celui-ci nous révèle les comportements adoptés par les enfants, qui peuvent nous rendre fous… et qui pourtant ne sont pas ce que l’on croit. Dans cet article, c’est donc ces « secrets » que je vais te révéler … 🙂

Le comportement des enfants, pas ce que l’on croit !

Comportement 1 : La crise dans un magasin pour avoir des biscuits au chocolat !

Souvent, nous, parents, croyons que notre progéniture fait un gros caprice pour avoir ce qu’il veut. Mais, mettons-nous à réfléchir à « son niveau ». Il a passé une journée épuisante à l’école, il est fatigué et nous l’emmenons dans un grand magasin, siège même des tentations extrêmes. Jusqu’à 4 ans, un enfant gère différemment ses émotions internes et donc, les conséquences de celles-ci : ses comportements ! Voyant toutes ces couleurs et toutes ces tentations face à lui qui ne demandent qu’à être attrapées, il va vouloir satisfaire le « trop plein » d’émotions ressenties pour se calmer … Et nous, parents, nous ajoutons le refus, qui entraine automatiquement un sentiment de contradiction chez l’enfant.

Pour se libérer de tout cela, c’est la CRISE. Il pleure, il crie, il hurle, il tape des pieds, il peut même être méchant dans ses paroles… C’est en fait LA solution pour lui de vider le vase trop plein de sensations internes. Comme on le dit souvent, trop c’est trop… Et chez l’enfant, c’est la crise lorsque ça déborde !

Conseil 1 : Prenez le dans vos bras et serrez-le très fort contre vous. Prendre son enfant dans ses bras libère chez lui de l’ocytocine, une hormone qui permet de se calmer et de faire diminuer le stress. Ensuite, tout en le tenant, rassurez-le tant que vous le pourrez : « Je suis là, je ne te lâche pas! Je ne veux pas que tu te fasses du mal, je vais attendre que tu te sentes mieux! Je vais t’aider à te sentir mieux! » Ce sont des mots qui montreront à votre enfant qu’il compte pour vous. Une fois la crise passée, ou presque, n’hésitez pas à lui demander d’exprimer comme il peut son ressenti et à bien l’écouter pour trouver une solution à ce qu’il ressent.

Conseil 2 : Pour éviter les conflits, les crises dans les magasins, responsabilisez votre enfant en lui proposant des tâches à réaliser. Par exemple : « Tu veux bien prendre les pommes ? Moi, je m’occupe des bananes! », « Ça te dit d’aller chercher la boite de biscuits que tu aimes pendant que je prends les céréales? » Ne lui exprimez pas cela comme un ordre car il n’aura pas l’impression d’avoir le choix. Au contraire, faites-le participer comme s’il avait le choix… Une fois occupé pleinement, la crise n’aura aucune raison de pointer le bout de son nez puisqu’il se sentira important et surtout responsable de quelque chose d’important pour vous.

Situation 2 : Il a jete tous ses livres hors de la bibliotheque !

Vous vous imaginez qu’il l’a fait exprès ? Et bien non. Jusqu’à 2 ans et demi environ, parfois davantage, votre enfant exerce sa coordination motrice. Il aime prendre des objets et les déplacer. Il s’exerce simplement à être pus habille de ses mains puisque la plupart du temps, les enfants ne sont pas délicats et manque de précision, ce qui est tout à fait normal, évidemment. Ne vous dites donc pas qu’il l’a fait exprès juste pour vous ennuyer … Voyez-le comme une façon de montrer qu’il est capable de mettre ses livres d’une autre façon. Evidemment, je ne parle pas de la crise d’un colère d’un garçon de 9 ou 10 ans qui va jeter ses livres dans tous les sens, ça, c’est un autre sujet.

Conseil : Puisque la bêtise est déjà faite, que ce soit ses livres de la bibliothèque ou ses jeux hors du coffre, ou même ses vêtements de la garde robe, ne le faites pas sortir pour tout ranger car il va penser qu’il a mal agi et qu’il est « mauvais ». Un enfant jusqu’à 4 ans pensera rapidement qu’il est « mauvais » même si ce n’est pas le cas. Responsabilisez-le et dites lui que « vous allez ranger ensemble pour placer les livres afin que cela encore plus joli et que ça ne dérange pas le passage », par exemple. C’est à adapter à votre situation pour que cela soit positif et qu’il remette les choses en ordre. Ensuite, dites-lui que s’il souhaite déplacer quelque chose, il vous demande votre aide afin de trouver, ensemble, le meilleur endroit mais surtout, de passer du temps ensemble.

Situation 3 : Votre enfant connait les regles mais ne les respecte pas.

Exemple : vous devez vous rendrez chez le médecin avec votre enfant et vous lui dites qu’il ne peut pas toucher à tout dans son cabinet… Une fois arrivé, il se met à toucher au stéthoscope, au tensiomètre, aux armoires … Il touche absolument à tout et vous pensez qu’il n’a absolument rien écouté ou qu’il n’en a rien eu à faire de vos règles.

Jusqu’à 3 ans, un enfant peut comprendre une règle et la répéter … Mais ne pas la mettre en application. En effet, la zone du cerveau qui permet de répéter la règle que l’on vient de lui dicter n’est pas encore bien reliée à la zone de l’inhibition de l’action. Jusqu’à 3 ans, les enfants « observent » le monde avec leurs mains, leur bouche autant que leurs yeux jusqu’à ce que le langage leur permette d’établir un rapport verbal de ce qu’ils ont vu.

Conseil : Votre enfant souhaite simplement découvrir tout ce qui l’entoure. Soyez compréhensives. Si nécessaire, parcourez la pièce avec votre enfant pour regarder avec lui ce qui l’intéresse. N’oubliez pas d’ajouter les notions de fragilité ou de danger lorsque cela est nécessaire… Ne pas autoriser un enfant à découvrir ce qui l’intéresse, c’est le pousser directement vers cet interdit. Imaginons par exemple qu’il veuille prendre en main une carafe en verre. Prenez-là en main, expliquez-lui que c’est fragile et que ça casse et que vous comptez sur lui pour faire très attention. Demandez qu’il prenne la carafe à deux mains et restez près de lui pendant qu’il l’observe… Quelques secondes plus tard, comme il sait de quoi il s’agit, il s’intéressera à autre chose. De plus, les personnes extérieures comprennent très souvent la curiosité des enfants, surtout lorsqu’ils en ont … Et si ce n’est pas le cas, expliquez-leur simplement qu’à l’âge de votre enfant, lui aussi, il touchait à tout… Simplement pour découvrir tout ce qui l’entoure.

Situation 4 : Votre enfant decouvre les ciseaux et decoupe tout ce qu’il croise !

(Cette situation est valable pour tout ce qui concerne le fait d’abimer un objet : mettre de la peinture partout, renverser une boite de céréales au sol, écrire sur les murs avec du marqueur…)

Catastrophe ! Vous êtes verte de rage, il a découpé son tout nouveau sweat-shirt ! Lorsque vous lui demandez qui a fait « ça », il répond simplement « Je ne sais pas »… Et vous vous dites qu’il se paie votre tête et qu’il vous ment délibérément alors qu’il sait très bien que c’est lui qui vient de le faire. En fait, ce n’est pas du tout ça… Jusqu’à 4 ans, parfois 4 ans et demi, ils ne distinguent pas encore les comportements accidentels des comportements intentionnels. Avant cet âge, les enfants ne sont pas attentifs à la portée de leur action et ne s’en rendent réellement compte qu’une fois le méfait découvert, et uniquement par nos yeux en colère. Il ne voit tout simplement pas le problème, d’abord, et ensuite, il n’avait pas du tout l’intention de faire quelque chose qui vous mettrait en colère.

Conseil : Aidez votre enfant à intégrer concrètement les différentes parties de son corps et de se rendre compte de ce qu’il s’est passé : « Apparemment, ta main ne sait pas ce qu’elle peut faire et ce qu’elle ne peut pas faire. Il faudrait vraiment que tu apprennes à ta main ce qui est très embêtant, comme découper dans ton pull. Elle doit vraiment se rendre compte que tu ne pourras plus jamais mettre ce pull car nous allons devoir le jeter comme il est troué désormais. Si tu veux découper, tu peux demander du papier, au moins, tu n’auras plus de soucis et tu pourras découper autant que tu veux. »

Situation 5 : il m’a menti !

Vous aviez posé votre porte-clé sur la table du salon… et depuis lors, plus moyen de remettre la main dessus. Après plusieurs recherches, vous demandez à votre bambin s’il ne l’a pas pris et il vous répond que non. Plus tard, vous vous rendez compte que le porte-clé se trouve dans sa poche et cela vous met très en colère. Avant 3 ans, le cerveau de votre enfant ne lui permet pas de dire des mensonges. Lorsque vous lui demandez s’il a pris votre porte-clé, cela sonne pour lui comme un devinette et, instinctivement, il vous répond « non ». Il a l’impression d’avoir la bonne réponse et cela ne va pas plus loin. A 3 ans, il ne ment toujours pas car, il parle de sa propre réalité. En effet, il ne voit pas encore la différence entre la réalité interne et la réalité externe. Donc, pour lui, la vérité est ce qu’il a dans la tête. A partir de 3 ans et demi, vous pourriez vous dire qu’il dit des mensonges mais ce n’en sont pas à proprement parlé. Il commence à se rendre compte qu’il déforme la réalité mais, en fait, il est fasciné de voir qu’il peut raconter quelque chose qui n’est pas vrai. Il continue de prendre ce qu’il a dans la tête et construit son monde sur cette base en se rendant compte qu’il a la faculté d’exprimer des choses qui ne se sont pas produites. A cet âge, il peut également mentir par peur ou inquiétude de votre jugement. A partir de 4 ans, il ment uniquement pour éviter une punition, un jugement de votre part ou éviter de faire quelque chose qui lui déplait. Pour lui, ce n’est pas bien méchant, il le fait car il n’a pas du tout envie de vous décevoir.

Jusqu’à 5 ans (et même plus tard mais dans d’autres proportions), votre enfant est attaché à votre « jugement » à son égard. En réalité, le moindre petit changement de comportement de votre part peut lui laisser penser qu’il est mauvais, méchant ou qu’il ne fait rien correctement. Donc, veillez toujours bien à ne jamais employer de mauvais mots, ne jamais le repousser ou le rabrouer, même si vous n’êtes pas d’humeur. Expliquez-lui jusque que ce n’est pas le moment car vous êtes vraiment fatiguée mais que ça va aller.
Pour un enfant, un évènement qui nous semble dérisoire peut lui sembler très important. Par exemple, il vous parle lorsque vous faites la vaisselle et donc, vous ne lui donnez pas 100% de votre attention (puisque vous faites la vaisselle). Par contre, dès que le téléphone sonne, vous arrêtez ce que vous faites pour décrocher. Un petit enfant se dira « J’ai moins d’importance que le téléphone, je ne compte pas ». Vous pourrez parfaitement considérer que ces réflexions sont poussées loin mais, c’est vraiment ce qu’un enfant pensera… Il a besoin d’être rassuré par vos actes, vos « jugements » à son égards et vos paroles.

Conseil : Peu importe son âge, ne réagissez pas mal, mais parlez-lui. Pour les plus petits, vous direz « Oh, ta main a pris mon porte-clé! Il faudrait lui dire qu’elle fasse attention car j’en ai vraiment besoin… Dis lui qu’elle peut prendre tous tes jeux, c’est mieux! » Pour un enfant plus âgé, il suffit de l’expliquer avec les bons mots sans pour autant lui dire que c’est un menteur… Car il ne va pas comprendre le concept en lui même car soit, il affirme sa propre réalité, soit, plus grand, il refuse de vous décevoir car votre jugement sur lui est le plus important. Expliquez-lui simplement que si quelque chose qui vous appartient lui plait, il vaut mieux demander avant de l’emporter pour voir si vous n’en avez pas besoin car les adultes utilisent des choses importantes.


Comme vous pouvez le voir, vous comme moi d’ailleurs, les enfants et surtout leurs réactions ne sont pas du tout ce que l’on pense. Les 85% du temps, nous sommes dans le faux car nous ne comprenons pas exactement ce que l’enfant est en train de vivre à l’intérieur de lui ou, ce que son cerveau fait à ce moment-là.

En bref ;

Il est important de retenir différentes petites choses importantes afin de mieux comprendre son enfant :

  • Essayez toujours de vous mettre à sa place. S’il fait une crise, c’est certainement qu’il ressent un trop plein d’émotions et de sensations internes et qu’il a besoin de les évacuer. Soutenez-le et rassurez-le.
  • N’oubliez pas que le cerveau de votre enfant n’est pas encore entièrement « raccordé », les branchements sont toujours en cours. Il ne peut donc pas penser ou réagir de notre façon ni même le faire exprès, comme vous le pensez en général.
  • Evitez de lui donner des ordres car il a envie d’être une personne à part entière. Ne lui dites pas « Ramasse tes jouets » ou « Mange ce qu’il a dans ton assiette » car pour lui, cela signifie qu’il n’a aucune emprise sur lui même et que son avis ne compte pas. Exprimez ce que vous voulez qu’il se passe pour qu’il aie l’impression de participer : « Tu t’occupes de ramasser tes voitures et moi, je m’occupe des Légos, d’accord? » – « Tu penses peut-être que tu ne sauras pas tout manger ? D’accord, je sépare ton assiette en deux. Tu peux manger cette moitié et ensuite, nous verrons si tu as encore faim, ça te convient? ». En fait, vous allez dans son sens, tout en continuant à aller dans le vôtre… Tout le monde est gagnant et content.
  • Votre. enfant vous aime. Alors, même si vous avez l’impression qu’il fait absolument tout pour vous pousser à bout, dites-vous qu’il cherche votre attention et qu’il vous suffit de la lui donner entièrement pendant quelques minutes pour que cela s’arrête. Jouez 10 minutes avec lui et vous verrez son estime de lui même grimper en flèches et les bêtises faire un bon en arrière. Il a simplement besoin de vous mais ne sait pas toujours bien comment l’exprimer.

Cet article était déjà très long et pourtant, j’ai encore énormément à dire. Toutefois, je vais m’arrêter là. Si ce genre d’articles vous intéressent, n’hésitez pas à me le dire que je réalise une petite série sur le sujet. Ce sont des thèmes très plaisants à aborder pour moi.

En espérant que ces comportements enfants seront un peu moins secrets pour vous désormais 😉

Kiss & Love beauties

XXX

Signature blog 3

 

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.